06
mai
09

La Crise, de Coline Serreau

Affiche du film

Résumé

La scène que je vais vous présenter se situe en première partie de film.

Victor, le personnage principal qui subit licenciement et séparation le même jour, va chercher du réconfort auprès d’une amie, Martine. Celle-ci doit à tout pris aller voir une autre amie, donc les deux personnages se retrouvent chez elle.

C’est un petit appartement orange, où la femme se prépare pour partir en vacance. Elle est débordée et cours de partout, pendant que ces enfants attendent de partir sur le canapé en combinaison, les skis à la main.

Martine et son amie discutent de leurs problèmes, sans trop s’écouter, chacune dans leurs préoccupations. Victor essaye de s’immiscer dans la conversation, mais personne de prête attention à lui : il est coupé à chaque fois qu’il tente de parler.

Au fur et à mesure de la scène, des parents viennent et s’en vont pour déposer leurs enfants, afin de faire un départ groupé. Au final, il y a une bonne dizaine d’enfants. Tout le monde parle, crie, l’ambiance est très stressée, bruyante, et Victor essaye tout de même de s’intégrer dans la conversation, en vain.

Tous ces enfants sont issus de mariages recomposés, et lorsque Martine explique d’où chaque enfant vient, Victor ressent un malaise, du fait que sa femme l’ai quitté le matin même.

Arrive enfin le mari actuel de la copine à Martine, et se débute une dispute due à une incompréhension pour emmener tous les enfants. Après plusieurs cris, Victor tente de s’imposer pour leur faire expliquer que ce n’est pas grave, il ne faut pas s’embêter, sinon ils finiront comme lui, c’est-à-dire seul. Et à ce moment, le couple se range du même côté pour dire qu’ils vont très bien, c’est simplement leur manière d’être, et que Victor a beaucoup de culot pour prétendre qu’ils ont des problèmes, il sort donc de cette discussion abasourdi.

Analyse transactionnelle

Le moment que j’ai choisi de résumer met en scène principalement trois personnages : Victor, le personnage principal, Martine, son amie et l’amie de Martine.

Victor : enfant-parent, soit fort

Victor débarque dans une situation apparemment inconnue pour lui : une discution entre filles.  Il est dépassé, esseye de s’intégrer comme il peut, come un enfant qui veut dire quelque chose.

07
avr
09

Ressources Humaine, de Laurent Cantet

affiche du film

affiche du film

Résumé

La scène se situe en première partie du film. C’est la rencontre entre le directeur, le service des ressources humaines de l’usine et les représentants syndicaux. Lors de cette réunion, l’ordre du jour est la discussion et l’application des 35 heures.

Les membres sont composés d’un côté, en costume noir, le directeur, son bras droit, William, le stagiaire, Franck ; de l’autre nous avons Danielle Arnoud, la représentante syndicale, et ses deux associés. Ils sont habillés en bleu de travail. Les costumes marquent les différences.

Au début de la réunion, le directeur présente cordialement Franck avec beaucoup de superlatifs. On observe deux jeux qui s’installent : les « patrons », d’apparence sympathique, voire manipulatrice, et les syndicalistes, qui restent sur leurs réserves. Franck est assez tendu, se replace sur sa chaise, son regard se ballade. Il attend d’être accepté par tout le monde.
Mme Arnoud fume, comme un signe de prétention. Elle joue avec sa cigarette pour pointer ses interlocuteurs. Lorsque le directeur s’adresse à elle, elle profite de l’occasion pour s’exprimer d’une manière assez agressive. On cerne alors le personnage jamais content. Elle ne parle pas, elle s’exclame.
Après la présentation de l’ordre qui est l’application des 35 heures, ainsi que la situation actuelle peu stable de l’entreprise, les tons s’élèvent fortement entre Mme Arnoud et le directeur. En gros, le directeur n’est qu’un sale capitaliste et Mme Arnoud ne fais aucun effort pour négocier. Il y a deux monologues qui s’instaurent. William tente à chaque reprise de rétablir une stabilité sans être vraiment écouté. Tout le long de la scène, Franck est attentif et prend note.

Ce moment est clé car il instaure le climat de base face à cette nouvelle loi chez les ouvriers, et va dicter le reste du film au niveau des mesures prises.

Analyse transactionnelle

31
mar
09

Freedom Writers

l'affiche

Analyse transactionelle

Le moment que j’ai choisi de résumer met en scène deux personnages : Erin Gruwell, le personnage principal, et la proviseur du lycée, qui prend le rôle de la « méchante » au cours du film.

Erin Gruwell : enfant, SP, soit parfait

Erin expose un comportement « parfait » : elle est très bien coiffée, très bien habillée, a fait de très bonnes études, est très passionnée. Elle voit le monde d’un côté très positif, et c’est sur cela que nous allons détecter son côté enfant. Elle se montre très naïve par rapport au monde qui l’attend par la suite du film, elle ne connaît pas du tout ce dont elle parle. Le personnage est très caricaturé, elle arrive au bord des larmes tellement elle est heureuse et excitée, comme un enfant qui a reçu son jouet. De plus, elle exprime beaucoup d’admiration envers des personnes comme la proviseur, pour laquelle elle respecte l’initiative. Ceci la place directement en position inférieure.

La proviseur : parent, SF, soit fort

Face à Erin, la proviseur adopte une attitude parent en essayant de lui faire comprendre la réalité, en lui donnant des conseils pour son collier, comme si c’était sa fille.

Résumé

La scène se situe au début du film, lors de l’entretien entre Erin Gruwell et la proviseure du lycée. Durant cette scène, nous comprenons qu’Erin est une jeune débutante dans le métier. Tout juste diplômée, elle va occuper le poste de professeur d’anglais dans un lycée d’intégration.

Les deux interlocutrices sont face à face, la proviseure derrière son bureau, exprimant sa supériorité. On remarque tout de suite qu’elle vient d’un milieu relativement aisé de part sa manière de s’habiller (collier en perle) et sa manière de s’exprimer. Le lieu paraît confortable et calme.

Durant leur entretient, la motivation d’Erin à exercer le poste qu’elle à obtenu se ressent dans son impatience à rencontrer ses nouveaux élèves. Exercer en tant que professeur est une opportunité inespérée : elle se sent éprise d’un sentiment de réalisation de bonne action en acceptant ce poste car elle veut changer la situation actuelle de la société à la base : les maux viennent de l’école. Elle se montre très souriante, admirative. De l’autre côté, la proviseure l’écoute attentivement, mais ne partage pas complètement la joie de la nouvelle employée. Nous pouvons la sentir crispée, elle sourie par politesse. Après qu’Erin ai terminé, elle prend la parole de manière beaucoup moins idyllique qu’Erin et d’un ton plus réaliste, grave. D’après elle, ces enfants sont des cas désespérés, et rien ne pourra y faire. Elle ne croit pas en la nouvelle professeur, et ne l’aidera pas dans sa « mission ». Elle a souffert du changement de position de l’école, trois ans auparavant, en tant que lycée d’intégration, qui pour elle est une invasion, ce qui a baissé la position de celui-ci dans les classements. Elle conseille même à Erin, à la fin de la scène, d’enlever son collier de perle lorsqu’elle enseignera, on comprend qu’elle le juge trop haut de gamme pour ses classes, et voit les mauvaises pensées que pourront avoir ses élèves.




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